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lundi 20 juin 2011

Une vie à compter;..

Moi je voudrais bien rester spontanée et prévoir au dernier moment, suivre mon désir et me laisser aller...
Moi je voudrais bien rêver tranquillement et puis me laisser guider par le mouvement de mes rêves...
Moi je voudrais bien

Mais voilà, c'est impossible.

Dans cette course effrénée que nous menons, pour aller je ne sais où, mais pour y aller, tout se prévoit à l'avance, s'intercale, s'interpose. Plus rien de spontané, de généreux, de tranquille, d'incertain, de lâcher prise.
Tout est prévu à la minute près, et je ne trouve plus le temps de respirer...

Bien sûr, il est facile de dire qu'il suffit de...
Bien sûr, il est facile de dire que cela dépend de la volonté de chacun
Bien sûr, il est facile de culpabiliser celle ou celui qui n'y arrive plus
Bien sûr.

Mais soyons sérieux deux minutes.
Qui peut se payer le luxe de partir en vacances comme il lui semble selon son humeur ?
Qui peut voir ses amis au gré de ses désirs ?
Qui peut aller profiter du ciel bleu, de la nature ?
Qui peut aller faire du vélo le matin quand le vent est frais ?
Qui ?

Pas la cohorte de celles et ceux qui travaillent 8 heures par jour
Pas celles et ceux qui doivent jongler avec les heures restantes pour tout faire, y compris y caser leurs rêves
Pas celles et ceux qui par la force des choses partent tous en même temps aux mêmes heures en même temps.

Vous me direz, mais quel troupeau stupide.
Oui, j'en fais partie.
On est nombreux à en faire partie.
Et ne me demandez pas pourquoi je continue d'en faire partie.
La réponse fuserait un peu trop vite.
Je n'ai pas les moyens de m'en passer, je n'ai pas les moyens de rêver.

Je sais, cela se discute.
Je sais, je m'emporte.

2 commentaires:

chris a dit…

Très bien dit... et c'est tellement vrai... et tu sais quoi...moi aussi je fais partie du troupeau..

Cath'rine a dit…

Bienvenue alors dans l'enfer des minutes qui s'écoulent !