Les grands rêves sont partagés par certains comme un cadeau fragile qu'ils se transmettent.
Mais savons nous d'où partent-ils ? Connaissons nous leur transmission quasi initiatique ?
Depuis quelques jours, j'entends parler du Costa Rica comme un lieu de vie idéal. Le discours est le même pour tous, les arguments mis en avant semblables. J'ai donc voulu en savoir davantage. S'agit-il d'un de ces grands rêves humanistes ? S'agit-il d'une propagande bien huilée ? Quelle est la réalité derrière ce sentiment ?
Je ne sais rien du Costa Rica à proprement dit, il me fallait donc commencer par acquérir un peu de savoir que je vous transmets illico.
A première vue, tout contribue à cet idéal porté par ceux qui parlent du Costa Rica :
- éducation pour tous dès 1869
- abolition de la peine de mort en 1882
- armée supprimée en 1949
- 25% du territoire sont des parcs nationaux
Effectivement cela donne envie, d'ailleurs, celles et ceux qui me parlent du Costa Rica m'ont cité tout cela pêle mêle les yeux brillants d'espoir.
Mais il me semble aussi que le Costa Rica c'est :
- un pays de transit des gros trafics de drogue
- une culture utilisant très largement les pesticides (surtout dans les ananas : http://www.tsr.ch/emissions/abe/1376622-les-ananas-de-la-colere.html)
- une délinquance accrue
- des indigènes mal traités http://gsevenier.online.fr/indigenesreportageFR.html
Et alors me direz vous ?
Rien.
Si ce n'est que les grands rêves sont toujours alimentés par une histoire racontée et que l'histoire réelle est souvent différente de celle qu'on se raconte.
Cela vaut pour nos propres histoires et nos propres vies. L'histoire qu'on se raconte de sa vie n'a souvent plus rien à voir avec la vie réelle.
Regardez le Costa Rica.
Oui, c'était un pays en avance si on peut dire, sur nos propres démocraties, oui, il affichait des lois d'équité pour les indigènes, il les affiche toujours d'ailleurs, oui il fait rêver comme un pays idéal et magnifique.
La réalité est tout autre dans le monde réel du Costa Rica.
On pourrait disserter longuement sur les raisons d'une telle différence entre "avant" et maintenant. On pourrait s'interroger sur ces pays en avance qui finissent soit par disparaitre soit régresser. On pourrait se dire que l'histoire se répète indéfiniment.
Moi je dis juste que l'histoire qu'on se raconte d'un lieu ailleurs parfait semble souvent plus belle et idéalisée que l'histoire que l'on vit.
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