Manifestation en nombre Toulon 29 janvier 2009 - par Priscilla G (ngc83.com)
vendredi 30 janvier 2009
jeudi 29 janvier 2009
J'y étais !!!

J'y étais et je dois dire que j'ai été surprise par un certain nombre de choses...
Tout d'abord, le nombre important, plus important qu'on aurait pu le croire...
Ensuite le silence de la foule, peu ou pas de revendications, une espèce de résignation, j'entendais les gens égrener tous les sujets de controverse, mais comme on parle d'une fatalité...sauf les lycéens encore jeunes et neufs semblaient vivants.
Et surtout, entendu de ci de là, " mais enfin, le droit de grève est pour tout le monde, pourquoi si peu de monde du privé ?"
Et là je me dois d'apporter des explications...car ce matin dans un sursaut de conscience citoyenne je me suis dit que je devais quitter mon bureau pour aller manifester...alors comment faire quand on est dans le privé ?
C'est très simple, on est presque toujours obligé de poser une journée de congés, de rtt.
Pourquoi ?
Parce que pour faire grève dans le privé, il faut deux conditions :
- une action concertée de plusieurs salarié(e)s... il faut donc convaincre vos collègues et là commence les vrais problèmes....
- faire grève seul dans la situation où un appel confédérale ou fédérale aurait été lancé et que je suis syndiquée
Bref, le droit de grève ? Laissez moi rire...
mercredi 28 janvier 2009
Grande journée demain...
Et pendant que j'écoute certains dire à quel point une grève est ridicule, anti citoyenne, alors qu'on devrait se serrer les coudes, je me dis, cette grève est utile importante et légitime. Parce que si la rue ne peut plus trouver un espace de parole, il faut bien qu'elle en trouve un dans la rue, le seul endroit où elle peut dire en masse qu'elle en a marre...
Marre de s'entendre dire que c'est la crise, qu'il faut donc que nous soyons sérieux, que nous acceptions de travailler plus, de ne pas gagner plus, de dépenser plus parce que les prix augmentent, de nous soigner moins bien, parce que franchement on ne peut pas continuer à se reposer sur notre sécurité sociale, cette exception française, comme notre laïcité, cette exception ridicule, et puis arrêtons de penser à un avenir, il n'y en a pas, c'est la crise nous dit-on...et pendant ce temps, les banques se battent pour garder leurs primes et options et pendant ce temps le pourcentage de personnes les plus riches augmentent et s'enrichissent encore, et pendant ce temps des millions sont dépensés dans des joutes oratoires médiatisées...
Et pendant ce temps des gens meurent de froid, ont faim, doivent se débrouiller avec moins de 500 euros, doivent lutter tous les jours et ne font que survivre...
Alors survivre est ce une vie ?
Doivent ils se taire et courber l'échine, doivent-ils accepter d'autres privations, d'autres incertitudes, d'autres difficultés encore sans rien dire de leur colère, de leur peur ? La société n'existe-t-elle pas justement pour permettre à chacun d'avoir un toit et à manger ? N'est ce pas ce que disait Freud ? N'est-ce pas la condition pour laquelle nous acceptons les règles et les contraintes de cette société ?
Alors oui la grève est nécessaire, utile...
Et je me dis que mon vrai rôle de citoyenne serait de prendre ma journée pour manifester...et je me dis que je ne vais pas le faire, par confort, lâcheté, abandon...
Je suis fière de ceux qui vont le faire et je me pose encore la question ce soir : qu'est ce qui m'empêche d'en faire autant ?
mardi 27 janvier 2009
Une semaine pleine de surprises...
Parfois le temps, la fatigue, les années, une espèce de tristesse s'installe, on ne sait pas pourquoi. Tout nous semble dérisoire, les marques de sympathie, les sourires, le ciel bleu, la journée de plus dans sa vie...rien ne nous accroche du rêve dans les yeux, rien ne soulage notre coeur, l'âme lourde le monde semble si loin de nous.
Plus rien n'a d'importance, rien ne semble avoir grâce à nos yeux.
De ces jours de fatigue, on en garde comme un gris qui nous habille, comme une envie de disparaitre et tout alors nous arrive pour nous prouver la noirceur du monde.
Qui n'a pas connu ces extraordinaires coïncidences entre notre âme lourde et les désagréments bien matériels ceux là de notre vie ? Qui n'a pas remarqué que lorsque toute envie, tout désir se retire, quand nous sommes centrés sur le gris qui nous enveloppe, les malheurs nous frappent ? Enfin, il ne s'agit pas vraiment de malheur mais de contrariétés qui s'ajoutent à l'ambiance générale et nous rendent si malheureux...
Et puis, tout s'arrange d'un coup, comme sous l'effet d'un souffle de vent, comme un coup de mistral qui nettoie notre ciel intérieur, nos silences chargés, notre incapacité à saisir les mains fraternelles...notre regard nettoyé retrouve le goût des choses, l'envie de sourire et de partager...et dans le même temps, toutes nos petites contrariétés disparaissent, s'arrangent, trouvent une solution, etc.
Qui pourrait dire encore qu'on influence pas notre vie, le cours des choses ? Qui pourrait donc affirmer que nos énergies intérieures ne font pas réagir le cours des choses ?
Alors si aujourd'hui j'ai envie de croire à l'énergie personnelle qui se diffuse, j'ai donc aussi envie de croire que l'énergie positive, vivante, ne peut qu'aider à changer les choses, le monde.