La notion d'espace a toujours été pour moi un problème. Que ce soit pour la géométrie, matière qui me laisse encore perplexe, ou la capacité de se repérer dans l'espace, ou le dessin en perspective, tout cela me parait de l'ordre du miracle.
Je ne peux concevoir ce qui est au delà de moi, je ne peux ni l'imaginer et encore moins le représenter.
Ce petit problème qui m'a couté mes études et donc la finalité de ma vie professionnelle établie très jeune de devenir psychiatre et plus précisément psychiatre analyste, ce petit problème peut faire sourire.
Mais si je pousse plus loin mon raisonnement, cette incapacité à imaginer à représenter ce qui n'est pas visible n'est-elle pas le signe d'une rigidité mentale ? ou plus exactement n'est-elle pas le signe d'une rigueur qui impose de rester dans le cadre ?
La folie ordinaire m'a toujours fascinée, sans doute parce que tant bien que mal elle n'a jamais pu s'exprimer tant le cadre est rigide.
Mais j'avoue avoir un penchant pour toutes celles et ceux qui se font remarquer, comme on me disait plus jeune qu'il ne fallait pas se faire remarquer, j'ai forcement le regard attiré par ses personnes remarquables en somme...Que ce soit par leur habillement, ou encore par leur façon de vivre, ou encore leur refus d'une manière d'être ou de vivre, il y a chez eux comme un espace autre dans lequel je trouve une liberté.
Sans doute finalement suis-je capable de représenter et d'imaginer un espace autre, à partir du moment où je ne dois pas le représenter, le dire par des traits, des chiffres, mais quand je peux en parler par des mots, des silences, des instants.
L'espace représenté par nos codes, n'est qu'un espace rigide dans lequel ne peut évoluer tout le flou qui fait le charme de notre humanité que dans un cadre contraint. Mais l'espace se rit de nos cadres maladroits, l'espace c'est justement tout le reste.
mardi 13 janvier 2009
Problèmes géométriques
dimanche 11 janvier 2009
Histoires de projets...
Je sais, c'est le début de l'année et donc c'est une période qui se prête bien au jeu des projets...je sais...mais cette année particulièrement les projets fleurissent. Projets personnels pour la plupart, il ne s'agit pas de projets financiers, d'acquisition matérielle, mais de projets de vie.
J'entends de ci, de là, des projets pour une vie différente, faire des collages, voyager, lire, penser, méditer, des projets pour apprendre, se tourner dans d'autres directions, des projets de vie à deux, de construction de couple, des projets de vie, des projets qui me feraient presque oublier un instant que le projet n'est qu'un propulseur. Peu importe le projet, ce qui compte c'est la capacité d'espoir qu'il dégage, c'est le capital énergie qu'il soulève, c'est l'effort qui a un sens, c'est le regard tourné vers un horizon plus dégagé ou plus vivant, un autre horizon et c'est déjà beaucoup.
Le début de l'année y est pour beaucoup, certes. Mais les temps dit "de crise" sont aussi propices à la floraison de projets qui permettent de tenir un an, deux ans, 10 ans de plus, de voir son horizon s'élargir sur autre chose qu'un quotidien affadi, triste et sans avenir.
Et finalement, ce sont ces périodes grises qui permettent à l'énergie de circuler à nouveau, aux projets de se redessiner, à la vie de reprendre la parole.
Mes ami(e)s sont des sources de projets vivants, énergisants en ce début d'année et face à leurs yeux qui brillent, à leurs espoirs, à leurs progressions, je ne peux que répondre à leur question : alors et toi ? je ne peux que répondre : moi ? comme d'habitude...rien de spécial, je continue.