mardi 10 février 2009

Je sens que je vais faire polémique...

Les enseignants chercheurs...déjà, il me semble que dans l'association même il y a un paradoxe...
Je sais bien que c'est un sujet tabou, surtout avec celles et ceux qui m'entourent. Mais je vais essayer toutefois de donner un avis qui ne vaut que parce qu'il est le mien...
A vrai dire, les enseignants chercheurs sont là pour continuer, poursuivre, approfondir des recherches tout en réinjectant d'une certaine façon, leur savoir à des étudiants. Jusque là, on comprend à peu près qu'une boucle de transmission peut et doit se mettre en marche. Cependant, on sait bien que l'enseignement demande une énergie, monopolise du temps, se fait dans une optique bien particulière, normalement dans une concertation avec une équipe pédagogique dans un projet global. C'est bien dit non, on y croirait presque...Mais on sait bien que l'enseignement ce sont souvent des cours qui ne sont pas vraiment concertés, que ce sont des enseignants, parce qu'ils sont chercheurs, qui ont une autre activité à côté de leur enseignement. On pourrait presque croire pour certains que leurs recherches passent avant tout...comme on pourrait croire à en voir certains, que la recherche ne les inspire pas du tout...

Que faire ?

Supprimer la composante recherche ?
Supprimer la composante enseignement ?

Non, certes pas, et là je rejoins tous les universitaires en grève. Mais je me dis souvent que l'université est vieillotte, en dehors de la vie réelle, ce qui n'est pas un défaut en soi, mais commence à l'être quand elle est censée former des jeunes gens.

Qu'on ne se méprenne pas, je ne suis pas pour les derniers projets de loi du gouvernement français, je ne suis pas pour un contrôle, des indicateurs de quoi d'ailleurs, des enseignants chercheurs.

Mais je ne suis pas non plus dans cette hybridation floue d'une université qui a fini par se perdre dans ses statuts. Il faut des chercheurs, c'est indéniable. Ne pas chercher autre chose que ce qui est immédiatement profitable, c'est laisser mourir toutes les perspectives. Il faut des enseignants, qui en douterait. Sans enseignement, pas de transmission du savoir, étape première de l'humanité en tant que telle.
Mais peut être réfléchir à une recherche qui s'interroge à travers l'enseignement et qui interroge l'enseignement, comme un enseignement qui se nourrit de la recherche et en même temps se situe sur un autre niveau de transmission simple du savoir acquis et non cherché.

Ce n'est pas clair ? Ai-je dit que le débat l'était ? Non. Et c'est bien le problème des différentes interventions entendues pour ou contre les réformes envisagées.
Disons le clairement, elles sont moralement indignes. On ne peut chercher toujours à évaluer tout et tout le monde dans un souci d'efficacité.
Mais disons le aussi clairement, le statut des enseignants chercheurs est depuis bien longtemps un refuge pour ne pas changer.

1 commentaires:

Axel a dit…

(Ne pas s'arrêter au titre)

http://bibliobs.nouvelobs.com/blog/pierre-jourde/20090210/10490/universite-les-faineants-et-les-mauvais-chercheurs-au-travail